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ACCUEIL :: Midi-Pyrénées Pamiers : sur le chemin de compostelle. par Ghislain Lefebvre Ils y retrouvaient en effet un hospice St Jacques habitué à accueillir les pèlerins et de nombreuses échoppes. Cette tradition perdure aujourd'hui et l'hospitalité de la ville est toujours aussi chaleureuse. Vous êtes guidés pendant toute la traversée de Pamiers par un fléchage précis accompagné de panneaux informatifs. Pamiers se situe dans la plaine Ariégeoise non loin de la montagne cependant. Ce site est riche et verdoyant et il est bien placé entre Atlantique et Méditerranée. Il a certainement été de ce fait habité très tôt Il est sûr par contre que les Wisigoths s'y établirent au début du V ème siècle , puisqu'on rapporte qu'ils assassinèrent en 507, le petit- fils du roi de Toulouse Théodoric Ier, qui s'étant converti au catholicisme, faisait un prosélytisme gênant pour ces barbares de religion Arienne. Le nom de Pamiers apparaît sous sa forme latine en 1111 pour désigner le château « castrum Apamiae » ; ce nom donné par le comte de Foix Roger II fait référence à Apamée, en Asie Mineure, où il avait participé à sa première croisade. La ville elle-même se développera sous ce nom à partir du XIIe. A l'époque du catharisme elle resta fidèle à la papauté ce qui explique que de nombreux ordres monastiques, chargés de lutter contre l'hérésie , vinrent s'y établir. Pour récompense , le pape Boniface VII fit de la ville un évêché en 1295. Au Moyen Age, Pamiers est une ville florissante qui fait commerce jusqu'en Angleterre en acheminant ses marchandises sur l'Ariège au port du Jeu du Mail. Mais elle connaîtra deux périodes difficiles : celle des guerres de religion où elle fut l'enjeu des deux adversaires, et celle de la Révolution, qui lui fit perdre son statut épisopal. Mais Pamiers a toujours redressé la tête, même pendant les deux guerres mondiales, mettant courageusement en pratique sa devise : « Qui m'a feit, me gardo » Si vous faites une halte dans cette ville accueillante vous pourrez y découvrir de nombreux témoignages du passé. La cathédrale St Antonin était au départ l'église du Mercadel ( XII) dont il reste le portail roman et de superbes chapiteaux. La reconstruction que les guerres de Religion ont rendu nécessaire a parfaitement intégré les parties non dévastées. Elle est remarquable entre autres par son carillon de 49 cloches et son orgue abrité dans un meuble du XVIIe. La chapelle du Carmel abritait les soeurs de Ste Thérèse d'Avila et date du XVIII ; il est à noter que la tour carrée qui se dresse à l'extérieur est en fait l'ancien donjon construit par le comte de Foix en 1285 ; l'église de Notre dame du camp (= des champs) est l'agrandissement d'une église romane du XIIe ; son orgue est classé monument historique. Vous pourrez découvrir encore l'église du Mas Vieux à Cailloup, elle aussi classée. Le palais de justice a été reconstruit sur l'ancienne maison commune du Moyen âge : le Trentat. L'hôtel de ville est l'ancien évêché du XVIIe ; le lycée du Castella est un ancien séminaire construit au XIX sur un autre plus ancien datant du XVIIe. La médiathèque est une maison fortifiée du XIVe qui servait parfois de résidence au comte de Foix. Tout dans cette ville est chargé d'histoire. La Tour de la Monnaie est le reste d'un atelier frappant les « Guilhem » en 1419 qui payaient les soldats affrontant Guillaume d'Orange. Et puis vous avez encore la Tour des Augustins, le clocher des Cordeliers... Enfin, la ville de Pamiers c'est aussi l'occasion de flâneries romantiques au hasard des canaux dérivant de l'Ariège et qui la protègent depuis des siècles : bienvenue à Pamiers. Site Internet : Ariège Source de l'article : http://www.experts-tourisme.fr/?expert=Ghislain_Lefebvre |




























